L'artiste peintre Mulhousienne Marie Juska - Marie Juska, artiste peintre, diplômée de l'école des Beaux Arts de Mulhouse

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Bibliographie
PRESENTATION :
Née le 20 août 1964, d'un père Lituanien et d'une mère Alsacienne, l'artiste peintre Marie Juska est fascinée par la nature qui la nourrit depuis l'enfance. Elle articule sa vie entre la Montagne, l'Art et l'Humain. Elle tisse à travers ses toiles un autre rapport au temps.
Son premier souvenir de dessin remonte à la maternelle, et à ces après-midi passés chez sa grand-mère Babette, à reproduire des portraits et à manier la gouache. La peinture vécue comme moyen d'expression et d'évasion, "une fenêtre par laquelle, elle aurait pu s'envoler vers une autre monde" comme l'écrivait Chagall à propos de son Art.
Marie Juska intègre l'école des Beaux-Arts de Mulhouse à l'âge de 17 ans, elle y valide un diplôme de décoratrice-étalagiste avec mention. Afin de parfaire ses techniques artistiques, elle passera deux années en département "Arts" pour valider un certificat d'initiation plastique.
Depuis ces cinq années passées à l'école des Beaux-Arts de Mulhouse, Marie Juska poursuit son travail en atelier. Ses oeuvres ont fait l'objet de nombreuses expositions .

DEMARCHE ARTISTIQUE :

Je suis à la recherche d'une peinture minimaliste, capable d'évoquer son sujet sans profusion et sans une multitude d'éléments. Une épure efficace dans le rendu final, qui serait une proposition d'émotions et de réflexions livrées à l'appréciation du spectateur. Mon travail reste le contenu de mon imaginaire restitué par ma démarche artistique.

L'exploration et la réflexion m'empêchent de m'ennuyer, c'est pour cette raison que depuis toutes ces années, j'ai travaillé différents supports et différentes techniques picturales, abordant des sujets qui étaient la source de mes inspirations du moment. Mon travail de coloriste reste figuratif, narratif et symbolique.
Je choisis un thème privilégié et j'en multiplie à l'infini les représentations. Le sujet abordé est intarissable, cette suite continue représente dans sa succession un itinéraire progressif. La série me donne une direction à explorer, à répéter, à décliner, à conjuguer, avec les interrogations, l'obstination et le doute inhérent à toute création. Le travail sériel contient le destin temporal de ma vision.

Ma quête fait l'objet d'une perpétuelle remise en question. Il m'arrive très souvent, pour ne pas écrire systématiquement, de finir une toile et d'en recouvrir une grande partie instantanément, sans jamais m'éloigner de la thématique abordée. Le sujet est ensuite reconstruit petit à petit, parfois recouvert à nouveau, pour enfin aboutir. Je reste " maître d'oeuvre" de mon ouvrage tout au long du processus créatif. Cependant, à chaque étape, et surtout lorsque le travail est abouti, l'oeuvre m'échappe, elle ne m'appartient plus, je m'en trouve souvent exclue.
L'oeuvre est alors laissée au regard de son spectateur et à son appréciation.
Marie Juska.
Série "A l'affût" :

Dans cette série Marie JUSKA,  s'interroge sur la nature qui se délite depuis l'ère industrielle. Son regard acéré, nous invite à une réflexion sur le devenir des déchets, résidus des processus de production.

Ces fûts recyclés ont été trouvés au détour de chemins de traverses, dans des jardins citadins, près de fermes abandonnées...souvent dans des endroits insolites. A travers les oeuvres de Marie JUSKA, auraient-ils encore des histoires à raconter ?

Ces fûts sont altérés, rongés, martelés par des événements. Les assauts du temps ont laissé leur empreinte, ils sont vêtus de mousse, déformés, dépigmentés. Il faut voir dans cette patine une mesure de durée, un "chronos" ou intervalle écoulé entre deux événements. Ces bidons sont cabossés, déformés, abîmés par le marteau d'un Jacquemart, battant la mesure du cadran horaire.

Les fûts sont posés dans les toiles de cette série comme des objets symboliques. Tout comme le végétal en présence qui représente le rythme des saisons, le sable du retourneur de temps...le poisson rose est un clin d'oeil à l'âge tendre...les branches d'un arbre sans feuillage deviennent des reflets d'hiver et  symbolisent "l'âge , mûr"...reflexion d'une vie qui passe. Ces arbres décharnés reflets d'hiver seraient les vestiges de ce que nous aurions perdu.

L'empreinte du temps a terni les couleurs originelles de ces bidons et ce sont ces couleurs qui ont séduites Marie JUSKA : les oranges, les rouges et bruns du feu, les bleus du ciel, les verts du feuillage...

Interroger l'objet, c'est aussi au-delà de sa forme ou de son sens interroger le temps, notre rapport à l'origine ou au devenir.
Série "Maurice Gris " :

Une série narrative, une série citadine où il est encore une fois question de temporalité.
L'homme est confronté à un rythme éffréné auquel il se soumet, une course folle contre le temps pour essayer d'en gagner, sans jamais pouvoir l'arrêter, ni sans soustraire.
Ce chassé-croisé fugitif , oppressant et pressé est un engrenage dans lequel nous plonge la modernité, où le plus pressant l'emporte sur ce qui compte vraiment.

Ici, le choix de la couleur est encore une fois en rapport avec le sujet : un gris souris et gris de ville.

Dans le monde accéléré de Maurice, où l'homme s'entasse dans des villes où il se croise sans jamais se trouver, où ils se croisent sans vraiment se parler, il n'y a pas d'espace pour la "non disponibilité".

Série "Prendre Champ" :

Cette espace de "non disponibilité", que l'artiste peintre Mulhousienne Marie Juska a mis en oeuvre dans sa série "Prendre Champ".
Ces fauteuils ou divans sont posés en pleine nature, dans un espace déconnecté, sans téléphone, sans télévision, ils seraient une invitation à une expérience en dehors du temps.

L'Homme serait invité à se poser pour méditer, pour tenter de retrouver "l'essentiel" de sa condition de mortel. Une invitation à ouvrir son champ de vision, son champ des possibles, en prenant la clé des champs.

Ces fauteuils représentent "l'otium", "le temps libre", un temps suspendu pour reprendre contact avec ce qui nous entoure, la nature. Une invitation à se poser dans le silence et la contemplation.

Ces lieux d'assise symboliseraient également la présence d'un être cher, qui se serait assis là en voyant passer les saisons. Le foin représenterait l'enfance, ce temps bénit où l'on court à travers les champs insouciant et libre de toute contrainte.
N'hésitez pas à prendre contact avec Marie Juska par le biais de la rubrique dédiée ou cliquez sur la photo à droite :

 
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